Copyright 2005
Yves Lacombe |
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Tripoli-Québec
Préfecture
51
"Area 51" |
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FAQ - (F)OIRE (A)UX (Q)UESTIONS
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LES
QUESTIONS |
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1) Votre association rassemble
des « astromodélistes » : ça veut dire
quoi, au juste? |
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2) Quelle est la mission
de votre assocation? |
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3) Où est-ce quon
les prend les fusées? Les achète-t-on toutes prêtes
et toutes faites chez Wal-Mart? Quels sont les différents
types de fusées quon peut lancer (et le temps de
travail que ça représente)? |
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4) Cest quoi le but
de faire ça? Quest-ce qui vous passionne là-dedans? |
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5) Êtes-vous un peu
des astronautes manqués? |
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6) Comment se passe un lancement
de fusée mensuel versus haute-puissance? |
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7) Est-ce que la logistique
est compliquée? (réserver espace aérien,
infrastructure, etc ...) |
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8) Je vois sur votre site
que certains membres tentent dobtenir des certifications
... de quoi s'agit-il? |
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9) Quelles connaissances
doit-on avoir pour réussir à construire soi-même
une fusée et la lancer? |
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10) Quels sont les principaux
critères à respecter lors dun lancement? |
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11) Est-ce un hobby en
danger de disparition? Pourquoi? |
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LES REPONSES |
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1)
Votre association rassemble des « astromodélistes
» : ça veut dire quoi, au juste? |
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C'est tout simplement
des gens qui aiment faire des fusées modèles-réduit.
Du moins, c'est la principale activité de la prefecture.
Notre prefecture penche de plus en plus vers la fusée
amateur et semi-professionelle. Tous les lanceurs font de la
fusées modèle-réduit, mais il y a un groupe
dans notre prefecture (environ huit personnes) qui se penchent
vers des fusées de plus grande envergure.
Nos lancements mensuels sont axés vers les modèles-réduits.
On parle ici de fusées pesant moins de 1.5 kilogrammes
qui sont propulsées par des moteurs qu'on peut se procurer
dans les magazins de passe-temps légalement, sans permis
spéciaux. Les moteurs qu'on utilise a nos lancements mensuels
sont soit des petits moteurs à poudre noire "Estes"
ou des petits moteurs au perchlorate d'ammonium "Aerotech".
[Note du webmestre: depuis 2004, certaines de nos RML permettent
aussi les vols de haute-puissance]
Les moteurs sont
de faible puissance, c'est-à-dire de 5 Newtons/Seconde
jusqu'à 160 Newtons/Seconde. (Moteurs de puissange "A"
jusqu'à "G").
Une fois par année, nous organisons un lancement haute-puissance
où nous obtenonsr les permis requis (de Transport Canada
et de Mines, Energie et Ressources Canada) pour faire de la grosse
fusée. On peut alors utiliser des moteurs excédant
160 Newtons/Seconde (Moteurs "H" et plus). Nous participons
fortement aux lancements haute-puissance en Ontario avec des
clubs affiliés au CAR (Canadian Association of Rocketry)
dont nous sommes membre.
Présentement dans la province du Québec, il y a
peut-être une quinzaine de gens qui sont qualifiés
pour faire de la fusées haute-puissance. Celle-ci est
encadrée par une réglementation fédérale
très stricte et on aime ça comme cela. On ne veut
pas que n'importe-quel "zouf" puisse s'acheter un moteur
de haute-puissance pour ensuite s'en servir de façon dangeureuse
et non-règlementée. |
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2)
Quelle est la mission de votre assocation? |
Notre association,
cest une prefecture qui regroupe une quarantaine de membres tout
au plus, venant de partout au Québec. Notre mission est
de regrouper nos ressources pour lancer des fusées de
façon sécuritaire sur des terrains adéquats.
Le passe-temps, si bien encadré, peut-être aussi
sécuritaire que faire des avions téléguidées
ou tout autre passe-temps du genre.
Nous servons aussi de ressources aux écoles et organismes
éducatifs qui veulent utiliser la fusée modèle-réduit
pour éduquer les jeunes sur les principes de la physique
mécanique.
Finalement, vue qu'on travaille beaucoup avec le gouvernement
fédéral, on se fait approcher par des regroupements
universitaires qui veulent faire des projets amateurs et semi-professionels
dans le cadre d'activités d'éducation et de recherche.
Présentement, nous discutons avec le gouvernement fédéral
pour mettre en place une règlementation solide au niveau
des vols amateurs sub-orbitaux et orbitaux. Il y a déjà
des groupes au Canada qui pensent faire des lancements sub-orbitaux
(>50 miles nautique d'altitude avec des moteurs excédant
le 40,000 N/s en terme de puissance) et puisque le CAR à
été instrumental au niveau de la création
des lois et règles qui nous régissent, le gouvernement
veut qu'on assiste ceux-ci pour bien encadrer les projets de
plus grande envergure.
La fusée amateur existe déjà depuis une
bonne 30aine d'années au Canada. Durant toute cette période,
nous n'avons jamais eu d'accidents grave liés à
nos activités, alors on nous fait confiance. Ca veut dire
aussi qu'on doit être totalement transparent vis-à-vis
le gouvernement et c'est se qu'on s'efforce à faire. |
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3)
Où est-ce quon les prend les fusées? Les
achète-t-on toutes prêtes et toutes faites chez
Wal-Mart? Quels sont les différents types de fusées
quon peut lancer (et le temps de travail que ça
représente)? |
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a) Les fusées
de faible puissance (Low-Power)
La grande majorité des gens commencent avec des fusées
utilisant des moteurs à poudre noir. On peut se procurer
ce type de fusée dans les boutiques de passe-temps. Si
vous allez dans la section fournisseurs, vous trouverez des
magazins montréalais qui en ont en stock (et en passant,
s'il y a des magazins qu'on ne connait pas, faites-nous le savoir,
on va les rajouter ànotre liste!
Les principaux manufacturiers de kits à poudre noir sont
"Estes" et "Quest". Ils fabriquent des kits
de tous les niveaux de difficultée. Ils ont des fusées
prêtes-à-voler qui ne requierent pas d'assemblage,
jusqu'aux kits à l'échelle requièrent une
certaine expertise en terme de modèlisme. Mais en général
se sont de petites fusées légères qui ne
pésent que 200 à 300 grammes tout au plus. Ils
utilisent des moteurs de type "A" à "D",
donc de 5 N/s à 20 N/s. Ces modèles sont assemblés
avec des adhésifs classiques comme de la colle blanche
par exemple. Les altitudes typique varient de 100m à 300m.
En général, les gens achètent un kit de
débutant qui comprend la fusée, une petite rampe
de lancement et trois moteurs. Ca coute environ 50$. Un paquet
de trois moteurs coute entre 6$ et 12$ dépendemment de
la puissance. Les kits peuvent couter de 5$ à 75$ dépendemment
de la complexité.
Nombre d'heure de travail: de quelques minutes (kits "ready-to-fly")
à une centaine d'heures (modèles à l'échelle).
b) Les
fusées de moyenne puissance (Mid-Power)
Ensuite, vous avez les kits de "Moyenne puissance".
Se sont des kits qui servent de porte d'entrée avant de
faire de la haute-puissance. Les kits sont plus gros et doivent
utiliser des moteurs de type "E" à "G"
(40 N/s à 160 N/s). Certains de ces kits peuvent prendre
des moteurs "H" et "I" aussi, mais doivent
être renforcés avec de la fibre de verrre ou d'autres
matériaux composites pour les rendre plus résistants.
Ces kits sont
fabriqués par plusieurs petites entreprises américaines,
les plus gros manufacturier sont: "LOC/Precision",
"Aerotech" (qui fabriquent aussi des moteurs) et "Public
Missiles".
En général,
ça prend un outillage un peux plus musclé pour
fabriquer ces kits. On parle de l'utilisation de colle époxie,
de fibre de verre ou de fibre de carbone pour ceux qui veulent
convertir ces kits pour la haute-puissance.
Les fusées
de ce calibre penvent peser de 500 grammes à 1.5 kilo,
avec un diamètre variant de 50mm (2 pouces) à 100mm
(4 pouces) et une longueur de 1m (30 pouces) jusqu'à 2.5m
(6 ou 7 pieds) selon le kit. Un kit comprend un parachute en
nylon et des bandes de kevlar ou de nylon pour attacher le parachute
au reste de la fusée. Les tubes sont généralement
en carton très résistant qu'on appele du tube phénolique
[carton imprégné de résine]. Il existe aussi
des tubes fabriqués en thermoplastique (un type de PVC
résistant aux hautes températures). Les altitudes
typique qu'on atteint avec ces fusées là varient
de 300m a 1200m. De temps à autre, nous utilisons un altimètre
pour déployer le parachute.
Ici, le kit coute entre 40$ et 200$. Les moteurs coutent de 15$
à 30$ l'unité.
Nombre d'heures de travail: des dizaines d'heures.
3) Les
fusées de haute puissance (High-Power)
Dans la haute puissance, les même manufacturier mentionnés
ci-haut pour la moyenne-puissance fabriquent aussi des kits de
cette envergure, mais en générale, on utilise des
matériaux de fabriquants spécialisés aux
Etats-Unis pour faire nos fusées. On parle de fusées
qui varient en terme de poids de 1 kg jusqu'à 75 kg. Les
fusées ont un diamètre de 75mm (3 pouces) jusqu'à
300mm (12 pouces) et peuvent mesurer jusqu'à 5m de long
(15 pieds) chez les plus grosses.
On parle ici
de fusées qui peuvent aller à une vitesse supersonique
et même hypersonique dans certains cas (fusée avec
un diamètre minimum avec un moteurs très puissant).
En générale, on parle de fusées qui peuvent
aller de 1km jusqu'à 16km d'altitude. Malheureusement
au Québec, le plafond maximum qu'on peut atteindre sur
notre terrain est de 2km environ (6000 pieds). Mais en alberta,
on peut facilement faire des lancements pas mal extraordinaire.
En générale,
nos fusées sont munies de composantes électronique
(altimètres, GPS, caméras, trackeurs radio, et
ordinateurs embarqués). Ce ne sont plus des jouets.
Dans lla prefecture, on commence aussi à avoir des projets
de plus grande envergure qui dépassent les limites de
la haute-puissance (40,000 N/s de puissance). Ce sont des fusées
qui pourraient se rendre à 100,000 pieds et plus (30km+)
[l'espace commence à environ 50 miles nautique (donc,
100km)].
La seule chose qui nous limite pour l'instant est strictement
une question économique. Une fusée qui vole sur
un moteur de type "M" par exemple peut couter facilement
des milliers de dollars.
Coûts des recharges de moteurs:
Moteur H - 30$~45$
Moteur I - 45$~60$
Moteur J - 75$~125$
Moteur K - 150$~250$
Moteur L - 275$~300$
Moteur M - 500$
Moteur N - 1000$
Moteur O - 2000$
Le moteur lui même (un tube de métal avec des embouts
spéciaux) coute facilement de 100$~750$ dépendamment
de la puissance du grain qu'il contiendra.
Pour vous donner une idée ...
Une fusée
qui vole sur un moteur "J"
Kit initial (disons, un kit Public Missile en tube Thermoplastique):
150$
Matériaux (Peinture, Colle, Fibre de verre, etc ...):
50$
Eléctronique (Altimètre, Transmetteur Radio ou
Beepers): 300$
Moteur (Le tube qui contiendra la recharge): 100$
La recharge pour un vol: 100$
Donc, prix fixe de 600$ + 100$/vol. En assumant qu'on récupère
la fusée à chaque vol, ce qui n'est pas toujours
le cas. Il faut dire que l'électronique est réutilisable
avec d'autres fusées, bien qu'il faut toujours qu'on la
récupère (ce qui n'est pas toujours le cas!).
Pour une fusée qui vole sur un moteur "M"
Kit initial (LOC/Precision Bruiser XP): 500$
Matériaux (Peinture, Colle, Fibre de verre, renforcements):
150$
Eléctronique (2 altimètres (redondance), Transmetteur
et Beepers): 500$
Moteur (le tube): 500$
La recharge: 500$
Donc, prix fixe de 1650$ + 500$/vol.
Le prix monte vite!
Nombre d'heures de travail: ça peut prendre jusqu'à
1 an pour construire une fusée utilisant un moteur "M"
de façon adéquate. Une fusée utilisant un
moteur "M" doit passer une inspections officielle. |
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4)
Cest quoi le but de faire ça? Quest-ce qui
vous passionne là-dedans? |
Ca dépend
beaucoup de l'individu vous savez. Pourquoi est-ce que les gens
font des petits bateaux téléguidés? Ou des
trains électriques? Je crois que je peux vous cerner quelques
archetypes dans le hobby:
1) Les Scientifiques: Se sont les "Nerds" trippeux
de science qui veulent faire leur NASA en miniature. Pour eux,
ils font tout parfaitement bien, ils mettent des ordinateurs
à bord et leur "fun", c'est de faire des fusées
techniquement parfaites qui vont aller le plus haut possible,
transmettre de la télémetrie etc .. etc ... etc
...
2) Les Passionnés: Se sont des gars et filles qui
font de la fusée parce qu'ils aiment le "rush"
d'adrénaline que ça leur donne de voir partir leur
création à une vitesse supersonique (avec le bruit
et la "boucanne" que ça produit), et de voir
ensuite leur fusée redescendre intacte sous son parachute.
3) Les Modèlistes acharnés: Ceux-là
sont les maniques de la reproduction en miniature de vrais fusées.
Ils mettent des centaines d'heures dans leur modèles pour
les rendre le plus fidèle possible. S'ils ne sont pas
des trippeux des modèles à l'échelle, ils
réussissent à faire de la finition parfaite sur
leur fusées de qualité "automobile".
Des trois groupes, ce sont ceux-ci qui fabriquent les plus belles
fusées.
4) Les originaux: Ceux-ci fabriquent des fusées
originales pour le simple plaisir de faire quelque chose de différent
qui sort de l'ordinaire.
Je crois qu'en général, chaque lanceur à
un certain pourcentage dans ces catégories là.
Moi [Yves Lacombe], je suis 45% Scientifique, 45% Passionné,
5% Modèliste et 5% Original.
Souvent se sont des gens qui ont fabriqués des fusées
"Estes" en étant jeunes qui redécouvrent
le hobby plus tard et voient que maintenant, il n'y a vraiment
plus de limites, sauf financières. Tant qu'on suit la
loi et qu'on travaille avec le gouvernement, il n'y a pas grand
chose qu'on ne peux pas faire.
Il faut dire que parmis nos membres, la majorité ont un
baggage technique assez lourd. La majorité des membres
sont soit des informaticiens, ou des ingénieurs. Pour
nous, c'est une chance d'exercer nos talents d'une manière
originale. |
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5)
Êtes-vous un peu des astronautes manqués? |
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Pas vraiment. On
aimerait bien aller dans l'espace comme tout le monde, mais je
crois plutôt qu'on fait ça pour le défi tout
simplement. Ce qu'on fait, ce n'est pas de la magie ... on fait
cela parce qu'on aime cela. Si on peut jouer un rôle éducatif
pour les autres, tant mieux! |
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6)
Comment se passe un lancement de fusée mensuel versus
haute-puissance? |
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Lancement
mensuel:
Ca dépend
du nombre de participants. Si on est une poignée de gens,
comme en plein milieu de l'hiver a -20C, on fait cela de façon
bien informelle.
Lorsque nous
accueuillons plus de gens (disons 10 personnes ou plus), on déploi
les rampes de lancement, on définie un périmètre
de sécurité où les gens ne peuvent circuler
à leur guise. Ensuite on désigne une table d'inspection
qui sera utilisée par l'OQT.
L'ensemble des activités sont supervisées par le
RSO (Responsable de la Sécurité des Opérations).
L'OQT (l'officier des qualifications techniques), examine chaque
fusée en posant des questions au lanceur pour s'assurer
que la fusée est bel et bien préparée comme
les règles le stipulent et ensuite, on permet au lanceur
de charger sa rampe.
Finalement, lorsque nous avons quelques rampes de remplies, on
fait une salve. On lance toutes les fusées une à
une. Quand toutes les fusées sont de retour au sol, on
ouvre le champ de tir à la circulation. Les gens peuvent
récupérer leur fusée.
Il peut y avoir
plusieurs salves dans une journée.
Lancement haute-puissance:
Dans un lancement haute-puissance, on reproduit ceci mais à
une plus grande échelle. Il doit y avoir une distance
minimale entre les rampes et les spectateurs. Le périmètre
de sécurité doit être défini selon
des règles très strictes. Les gens doivent passer
leurs examens s'ils ne sont pas certifiés pour faire des
lancements haute-puissance. On fait une inspection très
détaillée des engins avec un "logbook"
pour s'assurer d'un suivi. Bref, c'est de la grosse organisation. |
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7)
Est-ce que la logistique est compliquée? (réserver
espace aérien, infrastructure, etc ...) |
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Pour les lancements
haute-puissance, il faut obtenir un "NOTAM" (Notification
To Airmen) de la part de Transport Canada définissant
le plafond aérien réservé dont nous auront
droit.
Quelques mois
à l'avance, il faut "construire" un document
qui est ensuite présenté à la branche québecoise
du ministère des transports pour avoir l'approbation d'un
plafond aérien. Il s'agit de plusieurs semaines de travail
car il faut avoir l'accord des propriétaires terriens,
de la municipalité, du service d'incendie et aussi de
la CAR (Canadian Association of Rocketry) qui chapeaute le tout.
Ensuite on donne
les documents signés et remplis à transport Canada
qui, suite à une étude du dossier, nous donnent
ou non leur approbation.
Après cela, on doit amener l'équipment [location
de camion], louer une toilette chimique, déployer les
grosses rampes de lancement, s'assurer de mettre de la signalisation
aux routes pour avertir les conducteur que c'est une zone de
tir, communiquer avec l'aéroport le plus proche pour les
aviser, ... etc ... etc ... c'est compliqué.
De plus, on doit aussi avoir des fournisseurs de moteurs homologués
par le MRC (Mine-Energie Ressources Canada) pour le stockage
et la manutention des moteurs qui sont avant tout, des explosifs.
Sans moteurs, il n'y a pas de lancements ... |
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8)
Je vois sur votre site que certains membres tentent dobtenir
des certifications ... de quoi s'agit-il? |
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Les niveaux de
certifications permettent aux gens qui obtiennent leur certification
d'utiliser des moteurs haute-puissance d'un certain calibre.
La certification qu'on donne est reconnue par le gouvernement
fédéral et tous les gens qui veulent faire de la
haute-puissance doivent passer par le même tordeur.
Les gens qui
tentent de se certifier doivent passer par un "Certified
RSO" ou "RSO Certifié". Au Québec,
nous somme présentement quatres personnes qui sont reconnus
par le "CAR" et Transport Canada pour certifier les
lanceurs - soit Dominique Martel, Yves Lacombe, Pierre Laurendeau
et Marc Ouellette (L4CC).
Les niveaux
sont:
Niveau 1 -
Moteurs "H" et "I" de 160 N/s à 639
N/s
Examen écrit
sur le code de sécurité fédéral canadien.
Ensuite, le certifiant doit faire un vol avec une fusée
utilisant un moteur de ce calibre (le moteur est acheté
par une personne qui à déjà sa certification).
La fusée doit se poser et être en parfait état
pour décoller de nouveau. C'est seulement si ces critères
sont satisfaits que la personne peut réussir sa certification.
Niveau 2 -
Moteurs "J, K et L" de 640 N/s à 5119 N/s
Examen Tripoli
écrit qui couvre les lois fédérales américaines,
les techniques de fabrications et la physique de base pour pouvoir
construire des fusées de cette taille, et un vol de certification.
Niveau 3 -
Moteurs "M, N, O"... 5120 N/s à 40,000 N/s
Vol de certification
avec dossier d'étude. Une fusée utilisant un moteur
"M" doit être accompagnée d'un document
détaillé qui renseigne sur sa construction, sa
stabilité avec simulations à l'appuie, l'électronique
embarquée et un tas d'autres points importants. Celui-ci
doit être approuvé par un membre du "TAP Commitee"
(Tripoli) ou du L4CC (CAR) une personne qui à déjà
son niveau 3 avec de l'expérience et qui est mendatée
par le "CAR" et "Tripoli", et le gouvernement
comme étant le représentant officiel pour ce niveau
de certification. Une fois le document approuvé, le certifiant
peut faire son vol de certification à un événement
haute-puissance qui le permet.
Exemple
de document de certification présenté au L4CC
Fusée Circus4 de Pierre Laurendeau |
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9)
Quelles connaissances doit-on avoir pour réussir à
construire soi-même une fusée et la lancer? |
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Pour la petite
fusée, pas grand chose. Un enthousiasme c'est tout. Pour
la fusée classée haute-puissance, il faut une bonne
base en mathématique et en électronique. Une connaissance
de base en physique mécanique est un bon atout.
Une personne peut, s'il le veut, faire de la haute-puissance
sans ces base. Mais, elle ne comprendra pas le "pourquoi"
des choses et ultimement, risque de faire des erreurs qu'elle
ne ferait pas autrement.
Par exemple: il faut savoir comment
déterminer le type et la puissance de moteur requis pour
faire lever une fusée qui pèse un poid X, et pourquoi.
Ce ne sont pas des choses qui sont enseignées à
la "petite école". |
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10)
Quels sont les principaux critères à respecter
lors dun lancement? |
a) Respecter les
distances minimales du périmètre de sécurité
b) Respecter et suivre le code de sécurité fédéral
c) Respecter le code de sécurité du terrain (expliqué
au briefing du matin)
d) Le RSO et L'OQT sont la loi. Ils ont toujours raison et ont toujours le dernier mot. Si vous n'êtes
pas d'accord ... tant pis pour vous. Faites un passe-temps
moins stressant -- comme le tricot.
e) Et le plus important: Restez toujours toujours toujours attentif |
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11)
est-ce un hobby en danger de disparition? Pourquoi? |
Ca dépend
à qui vous parlez. Certains disent que le passe-temps
est en difficulté ces temps-ci à cause des lois
bizarres et draconiennes aux Etats-Unis depuis l'attentat du
11 septembre. Depuis la mise en place du "Homeland Security",
plusieurs entitées fédérales américaines
veulent règlementer à tout prix l'utilisation des
propulsifs mêmes s'ils sont utilisés à des
fins constructifs.
Le seul hic, c'est que plusieurs sénateurs américains
ont fait de la fusée en étant jeunes alors un contre-courant
est en train de se former pour combattre cette paranoia alors
on espère que la sagesse va reigner bientôt chez
nos amis du sud.
L'effet principale de ces lois est qu'il devient difficile d'obtenir
des moteurs ici au Canada.
Heureusement pour nous, on à des alternatives. Par exemple,
il existe un manufacturier au Canada (Cesaroni Aerospace,
www.pro38.com)
qui fabrique des moteurs haute-puissance qui, pour l'instant,
préserve le hobby ici au Canada.
En plus, il existe une classe de moteurs non-pyrotechniques qu'on
appele les moteurs hybrides. Se sont des moteurs qui utilisent
du "Nitrous Oxide" (Oxide Nitrique - le gaz hillarant
des dentistes), qui, en combinaison avec un combustible comme
le PVC ou tout autre substance à base de carbone (Papier,
Graphite, Hot-Dog .. etc), sert de propulsif.
Le seul "hic" c'est que l'equipment au sol est dispendieux
et complexe. On parle de plusieurs centaines de dollars de bonbonnes
et les fusées qui utilisent un moteur hybride doivent
obligatoirement utiliser de l'électronique pour le déploiement
des parachutes ce qui les rend encore plus complexes.
Je ne crois pas que la survie a court terme du hobby est en danger.
Je crois qu'a long terme, c'est plus problématique.
On vit maintenant avec la "génération
nintendo" (ou maintenant, la génération
X-Box) qui ne semble pas avoir la patience de s'embarquer dans
des hobby comme le notre. Les clubs de véhicules téléguidés
(autos, avions, bateaux) voient le même phénomène.
De plus, l'exploration de l'espace (même en miniature)
n'est plus aussi sexy qu'avant.
C'est un peut triste mais que voulez-vous. |
Yves
Lacombe
M-A-J: Avril 2005
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